En effet, dès 1947, L’Inde acquiert son indépendance tout en
se scindant en deux. Le Pakistan apparaît alors sur les mappemondes, donnant naissance à un nouvel état musulman. Tout
aurait pu bien se passer. Ce n’était sans compter sur une revendication de l’Afghanistan. En effet, au début du XXème siècle, les Britanniques n’avaient pas pris en considération les territoires
détenus par des peuples « tribaux » lors du tracé des frontières.
Les Pachtounes, une tribu Afghane, ont commencé à réclamer une portion du nord du Pakistan.
Les Etats-Unis ont alors pris le parti du Pakistan, tandis que les Soviétiques se sont sentis plus solidaires de l’Afghanistan. En 1955, ils soutiennent l’idée de la création d’un « Etat
Pachtoune »[1]. La même année, un traité de
coopération militaire est signé entre les deux pays.
Sans rentrer dans des détails qui seraient trop laborieux à expliquer, l’Afghanistan
bascule dans le camp Communiste en 1978, après un coup d’état soutenu par Moscou. Mais rapidement, appuyé par la population très attachée à la religion, un mouvement de contestation s’élève par
des islamistes : un Djihad est lancé contre le régime soviétique. En décembre 1979, Léonid Brejnev alors dirigeant de l’URSS, ordonne à l’Armée Rouge d’éradiquer les radicaux
islamistes.
Cette décision met le bloc occidental dans une fureur noire. Malgré le contexte de
détente entre les deux puissances, la sanction des Etats-Unis va être immédiate : embargo sur les céréales, condamnation officielle de l’invasion par les Nations Unies, boycott des Jeux
Olympiques de Moscou de 1980…
En 1981, Ronald Reagan alors à la tête des Etats-Unis, lance un plan d’aide militaire
et financière à ceux qui se font appeler « Moudjahidine », en d’autres termes, les « combattants de Dieu ». Conformément aux affinités datant de l’Indépendance Indienne, le
Pakistan se rallie à la pensée Américaine, entraînant dans son sillage les monarchies du Golfe, et notamment l’Arabie Saoudite. Cette dernière est le pays originaire d’Oussama Ben
Laden.
Malgré le nombre d’hommes déployés par l’U.R.S.S. (près de 85.000[2]), les meilleures machines de guerre, les combattants de Dieu
gagnent leur combat contre le communisme. Dès 1986 et l’accession au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, les troupes communistes se retirent peu à peu des 15% de territoire qu’elles contrôlaient
encore. Les Islamistes, financés par les Etats-Unis et le commerce de la drogue produite dans la région, se servent de meilleures armes. Leur crédit est inépuisable, ce qui n’est pas le cas de
l’ennemi Soviétique. En effet, la bataille qu’il livre contre l’Afghanistan depuis 1978 est devenue un véritable gouffre financier.
A la fin du conflit[3], les Etats-Unis, victorieux derrière leur pantin « Moudjahidine », abandonnent l’Afghanistan aux
mains d’un groupe de jeunes fanatiques. Le pays deviendra rapidement l’une des dictatures religieuses les plus radicales au monde.
par Floudud
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