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Lundi 17 novembre 2008

Des légendes urbaines prétendent qu’une équipe de scientifiques aurait découvert le traitement contre le SIDA depuis belle lurette, mais que, ce traitement étant trop onéreux, de grandes instances auraient décidé de sa mise à l’abîme.

Ce n’est, je le répète, pour l’instant rien de plus qu’une légende urbaine.

 

Un article de presse/web évoque un fait, non pas celui que je rappelais précédemment, mais un truc assez intéressant, toutefois, et qui aurait presque tendance à s’inscrire dans la logique financière citée auparavant.

Une équipe médicale allemande aurait réussi, sous réserve, à guérir un malade du SIDA.

Comment ? Vous n’êtes pas sans savoir qu’une très petite proportion de la population est immunisée génétiquement contre le Syndrome (entre 1 et 3% si l’on en croit cette source).

Le malade du SIDA miraculeusement guéri souffrait également d’une leucémie. Pour tenter de le soulager, une greffe de moelle osseuse, prélevée sur un donneur immunisé génétiquement, aurait permis au malade de guérir non seulement de sa leucémie mais également du SIDA.

De nombreuses réserves sont émises par les membres de l’équipe qui l’ont soigné. Le virus pourrait en effet être simplement inactif ou caché, prêt à surgir à nouveau à n’importe quel moment. Il faudrait également supprimer la totalité de la moelle osseuse du receveur pour d'obscures raisons médicales. Mais la génétique progresse tous les jours... Le gène salvateur pourrait être recréé de je ne sais quelle manière!

Ce qui me choque, c’est la fin de l’article. Je cite : « Des chercheurs américains ont qualifié la traitement « d’impensable » pour les millions de personnes infectées en Afrique… ».

 

Ce qui m’interroge et me choque, c’est que l’on est prêt à dépenser plus de 700 milliards de US$ pour sauver les States de la faillite, mais que l’on ne serait pas prêt d’en faire autant pour sauver les quelques 35 millions de malades du SIDA…

 

Je suis vraiment pas un capitaliste dans l’âme…

Par Flo - Publié dans : Médecine
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Mardi 20 mai 2008

Voila deux mois, voire un peu plus, que zoom n’a pas produit un seul article. Et pour cause, et là je parle pour moi car je n’ai aucune nouvelle –ou si peu– des autres rédacteurs, ma vie a été bien remplie. Ceci dit, elle ne vous intéresse pas. Si vous passez ici, c’est uniquement pour l’info.

Je me suis pas mal écarté du monde des médias, pourtant, depuis quelques jours, je commence à m’y intéresser de nouveau.

 

Comme vous le savez certainement tous, aujourd’hui nous fêtons le vingt-cinquième anniversaire de la découverte du Virus du SIDA par une équipe de chercheurs Français. C’était le 20 mai 1983. Depuis, de nombreuses avancées ont contribué à gagner du terrain sur la maladie avec notamment l’arrivée des trithérapies en 1995. Hier, j’écoutais une émission de médecine sur France 5. L’un des experts présents sur le plateau a prétendu, en réponse à une question, que des personnes atteintes du virus pourraient vivre, maintenant, jusque 80 ans si le taux de développement de cancer chez celles-ci n’était pas plus élevé que chez d’autres. Le problème est que peu de personnes dans le monde ont accès aux soins. On estime que l’épidémie a d’ores-et-déjà tué 25 millions de personnes.

En Afrique, 10% seulement de la population infestée ont accès à des soins complets. En effet, la plus grosse proportion de souffrants se trouve sur un continent Africain complètement décimé par les nombreuses guerres inter ethniques, instabilités gouvernementales ou autres épidémies. A ce titre, les ONG sont les plus généreuses et font tout leur possible pour prévenir le développement exponentiel de ce fléau.

Nous avons tous pu lire les nombreux articles à ce sujet. Les hommes politiques se félicitent du milliard d’euros annuel engagé dans le développement d’un vaccin. Jamais autant de moyens n’auraient été investis pour enrayer une maladie. Oui, certes.

Pourtant, réfléchissions quelques secondes. Selon une étude codirigée par Joseph Sitgiltz, prix Nobel d’économie en 2001, le coût total de la guerre en Irak (à la date du 10 janvier 2006) devait se situer dans une fourchette (large) de 1.000 à 2.000 milliards d’US dollars (source). Le dernier chiffre publié par l’économiste, en mars dernier, évoque une facture mondiale de 6.000 milliards d’US dollars (3.000 pour les Etats-Unis, 3.000 pour les pays engagés dans le conflit) (source).

Le budget d’un seul conflit, par ailleurs complètement inutile à la base, dépasse donc allègrement tous les fonds engagés dans la recherche de la lutte contre le SIDA. L’hypocrisie des dirigeants me fera toujours sourire, dans le fond : parfaitement incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, de comprendre que les intérêts économiques ou territoriaux ne servent à rien si plus personne n’a les moyens de dépenser son argent.

J’avais lu, un jour, une étude qui démontrait que d’ici à 2050, la population mondiale serait contaminée dans sa quasi-intégralité par le virus. Les flux de circulation et le futur côté bénin de cette maladie vont faire que les gens vont finir par accepter de vivre avec ce fléau.

Toutefois, n’oublions pas, à l’heure actuelle, que les trithérapies sont très lourdes en effets secondaires. Et que la seule manière de se protéger est encore le préservatif.

Par Flo - Publié dans : Médecine
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Jeudi 17 janvier 2008

Après le vaccin contre le cancer du col de l’utérus (Gardasil®) dont la mise sur le marché européen a été autorisée en 2006 _nous y reviendrons plus tard_, le New England Journal of Medicine révèle que les hommes qui désireront savoir s’ils sont exposés plus que la moyenne au cancer de la prostate.

En faisant une simple prise de sang, les hommes inquiets seront fixés de manière plus ou moins fiable.

La méthode encore expérimentale pourrait être commercialisée prochainement. Les scientifiques ont récemment découvert que le cancer de la prostate est le résultat de seize mutations génétiques intervenant sur les chromosomes 8 et 17. Ces deux chromosomes semblent être ceux qui renferment les codes génétiques liés à ce cancer.

Sur l’année 2006, 60.000 cancers de la prostate ont été diagnostiqués en France. Leur nombre aurait doublé en 5 ans. Mais ne nous inquiétons pas, cette augmentation impressionnante vient surtout de l’amélioration des techniques de dépistage. (source)

 

Si l’on y regarde de plus prêt, de plus en plus de progrès sont faits en matière de cancérologie. Le développement du Gardasil® en est la preuve irréfutable. Chaque année dans le monde, près de 260.000 femmes décèdent des suites de cette maladie dont 1.000 en France. 

Mieux encore. Le site doctissmo révèle, prudemment, qu’un vaccin contre le cancer serait envisageable pour 2010… c'est-à-dire demain. Après quinze années d’une recherche acharnée, souvent difficile, les scientifiques seraient sur le point de trouver ce vaccin attendu de toute la planète, vaccin qui serait très certainement mis sur le marché à des prix inabordables.

Comment fonctionnerait ce type de traitement  préventif ? Le principe serait tout bonnement de demander, en la stimulant, une réponse de la tumeur. De cette manière, notre système immunitaire pourrait reconnaître le danger et ainsi détruire la tumeur.

Ces traitements sont pour l’instant au stade clinique. Il faudra quelques années encore, après approbation des autorités compétentes, pour les voir arriver sur le marché.

Par Flo - Publié dans : Médecine
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