La France en colère.

Publié le par Flo

 

Elle prend ses airs des mauvais jours, la France. L’hiver approche. La grogne monte.

Les policiers, les gardiens de prison, les gendarmes, la SCNF, les pêcheurs, la RATP, les journalistes, les agents EDF/GDF, les étudiants, les routiers peut-être… C’est une liste. Une liste de grévistes. 
 

Elle gronde, la France.

 

Tout est là. Tous les ingrédients sont rassemblés pour que la marmite explose. Explosera-t-elle vraiment ? Telle est la question du moment.

L’inconnue, quant à elle, c’est bien la réponse. Que va-t-il se passer ?

Y aura-t-il une décision ? Un mot ? Une réforme qui permettrait de calmer cette grogne ?

A coup sûr, oui, il y en aurait bien une, de décision. Mais ne rêvons pas trop : il ne démissionnera pas. En tout cas, pas avant d’avoir tout cassé.

La source du problème est donc bien là. Nicolas Sarkozy. Lui. Encore et toujours lui. On n’entend parler plus que de lui, à toutes les sauces. ‘suffirait plus que Cyril Lignac nous sorte la recette du lièvre à la sauce Sarko pour qu’on en fasse une indigestion.

Mais il semble perdre pied, le nabot. Il a beau déclarer son amour à Bush (Cécilia n’étant plus là !, on se rattrape sur ce qui nous reste), aller personnellement chercher six pèlerins au Tchad… rien n’y fait ! Les gens en ont marre.

 

Elle gronde, la France.

 

Le nabot perd pied, donc. La preuve ? Des images coupées au montage. Il s’énerve, ne répond plus calmement. Il bégaye, essaye de se reprendre. Et ça donne de bonnes images qui ont rapidement fait le tour du web. 

Mais, car il y a toujours un mais. La mise en scène, les cadrages, l'ambiance.... On se croirait presque deux ans en arrière, lorsqu’il promettait à une femme de la débarrasser de la racaille de son quartier, à coup de Kärcher. Le cadrage officiel, celui montrant le président se défendant (avant qu’il ne se mette à bafouiller en public !), était le même que pour l’épisode des banlieues. Regard tourné vers le haut de l’écran à droite, index pointé dans la même direction. Vous pouvez vérifier par vous-mêmes. Les images concordent. La mise en scène également.

Sauf que cette fois, notre président de la République doit se défendre. Il se fait attaquer, insulter. Les pêcheurs Bretons ne digèrent pas ses actes. Ne digèrent pas plus l’augmentation officielle de 140% du salaire présidentiel. Officielle, oui, car finalement, son traitement est réévalué à 206% de sa valeur initiale. Multiplié par 3.

 

Mais tout cela, nous en reparlerons une prochaine fois

Publié dans Ca nous gonfle un peu

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Eric 13/11/2007 19:45

Parce que la contradiction, c'est marant aussi :)Ce n'est pas "la France" qui gronde, ce sont certains français. Je rappelle quand même que Sarkozy a été élu il y a 6 mois sur le programme qu'il applique désormais (je parle des régimes spéciaux, pas de son salaire). Je suis bien placé pour voir l'inexactitude de ce point au niveau étudiant. On dit partout "les étudiants sont en grèves: l'AG de 1500 personnes a voté le blocage" mais: 1/ tous les étudiants ne sont pas en AG, loin, très très loin de là (sachant que ceux soutenant le blocage ont tendance à se déplacer bien plus que les autres ; c'est stupide de la part des antiblocages mais c'est comme ca)  2/ sur une AG de 1500 personnes, il y a en général une courte majorité de "pour" si effectivement elle existe--il y a donc environ 800 personnes pour le blocage. (pendant le CPE, jai eu la chance d'avoir des votes à bulletins secret sur une partie de ma fac, et sur 1000 votants, la différence était en moyenne de 30 votes)

Flo 13/11/2007 10:06

Merci beaucoup, madamoiselle :). On devrait collaborer avec Myster,tiens :p

Laurence 12/11/2007 21:58

Eh ben ça fait du bien un p'tit tour par chez toi...J'étais bien sûr que les copains de Myster ne pouvaient être que des gens bien! A +