Cours de géopo accéléré (1)

Publié le par Floudud

Souvent, le terme géopolitique affole les humains les plus barbares… certaines fois, elle ferait même fuir les plus courageux de cette espèce bizarre. Et pourtant !

Il faut, tout d’abord, avant d’entrer dans le vif du sujet, faire une pause qui expliquera un peu à tout le monde quelles sont les origines de cette discipline.

Il va sans dire que la géopolitique découle de la Géographie, ainsi que de l’Histoire. Ces deux matières ont comme précurseur Hérodote, un philosophe de la Grèce Antique.

La géopolitique est donc la branche de la géographie qui s’intéresse particulièrement aux enjeux de pouvoir et des enjeux des rivalités entre les territoires. Il s’agit, tout comme pour l’Histoire, d’une branche des Sciences humaines dites inexactes.

 

Le XIXème siècle a été le siècle du développement des grands courants qui se sont appuyés principalement sur les travaux de deux militaires : Karl von Clausewitz et l’Amiral Mahon.

Commençons par Clausewitz. Ce militaire d’origine Prusse est l’un des tous premiers stratèges militaires reconnus dans le monde occidental. Il réfléchira beaucoup sur le principe de la guerre.

Entre 1781 et 1830, ses dates de vie, le contexte politique européen est passablement tourmenté. Nous sommes en pleine période des guerres napoléoniennes. Napoléon et son armée sortent toujours vainqueurs des batailles, ou presque jusque Waterloo. Les Prusses, face à cette grande armée Française, ne valent rien. Clausewitz va donc s’interroger sur les raisons qui mènent les Français à une victoire perpétuelle. Il trouvera la réponse en observant le fonctionnement interne de l’Armée.

En Prusse, seule la Bourgeoise fixe le degré de responsabilité au sein de l’armée. En d’autre terme, il faut, pour diriger, être fils de bonne famille ! Les soldats étaient là pour se battre et uniquement pour se battre. Rien de plus, rien de moins. Alors à quoi bon se démener ?

En France, tout le monde peut accéder à de hautes fonctions, et ce, depuis la fin de l’Ancien Régime. Il suffit de faire preuve d’esprit d’initiative, de stratégie, de volonté et d’engagement pour gravir tous les échelons de la hiérarchie militaire. Finalement, tout le monde est motivé par l’évolution. Napoléon avait inventé, sans toutefois en être véritablement conscient, le principe de méritocratie : tu obtiens ce que tu mérites.

A l’heure actuelle, Israël emploie les principes Napoléoniens. Pourquoi les Israëliens ont-ils accru leur territoire de 2/3 depuis la création de l’Etat Hébreu en 1948 ? Pourquoi les pays Arabes essuient bien souvent de cuisantes défaites ?

Ne cherchons plus la réponse.

 

En ce qui concerne l’Amiral Mahon, nous verrons cela ensemble un jour prochain. Et soyez patient! Pour l'instant, certes, ce que je dis ne sert à rien, mais les pierres vont s'assembler une à une...

Publié dans Géopo - Monde

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Dorian 22/08/2007 01:08

Si l'épopée napoléonienne et les stratégies employées sous le premier Empire furent longtemps étudiées, elles ne le sont plus, (à tort à mon avis), depuis la seconde guerre mondiale.L'emploi des voltigeurs par l'armée impériale française servit par exemple de base à la création des panzergrenadiers sous le IIIème Reich, qui assurèrent la victoire de la blietzkrieg. (Le problème se pose aujourd'hui de savoir comment déployer dans un bref délai sur un lieu de conflit des unités d'infanterie, qu'elles soient mécanisées ou non. Sans même faire allusions aux blindés. Nous ne disposons d'aucun matériel pour ce faire.)Je voudrais néanmoins insister sur un fait, les prussiens pas plus que les russes n'ont effectivement pas été à la hauteur de Napoléon, (Bien que pour Koutouzov, ce soit une autre histoire) mais s'il est une nation qui dû alors se remettre en cause, c'est l'Autriche. Il y a encore néanmoins une chose que je voudrais évoquer, l'aristocratie sous l'Empire joua un role considérable dans la chaine de commandement militaire. Il faut pour commander, pouvoir disposer de qualités rares par ces temps, de sagacité, et de vivacité d'esprit. L'expérience étant également un luxe dont il est idiot de se priver, les maréchaux, et la majorité des hauts-officiers ne furent pas la cible de la méritocratie, ils n'avaient pas, tout simplement, de concurrents.Pour les éventuels intéressés, le site internet de la bnf permet la lecture des trois tomes de Théorie de la grande guerre de Von C.

FloUdud 21/08/2007 20:22

Après réflexion, oui, pour Israël tu n'as pas tord. Ceci dit, leur fonctionnement s'en rapproche. Ils sont motivés tous ensemble par un truc, reconstruire et préserver leur territoire Hébreux... S'ils pouvaient tout niquer, ils le feraient sans état d'âme. Ca n'engage que moi ce que je dis mais depuis la Shoah, ils se croient tout permis... mais ceci est un autre débat.Pour la méritocratie, je n'ai jamais dit le contraire... Et pour le reste, moi, je ne fais que répéter une théorie pour que l'on puisse discuter après... Donc certes, les Prusses ont triomphé certaines fois, mais Clausewitz a voulu comprendre pourquoi les Français étaient plus combatifs. Je pense qu'il a trouvé la réponse!Pour l'instant, j'avais pas envie d'aller plus loin!

Dorian 20/08/2007 20:59

Si les Prussiens n'ont pas autant brillés que la Grande armée, il n'en reste pas moins qu'ils furent vaillants à de nombreuses reprises, en particulier sous la férule de Blucher, Benningsen, ou même le duc de Brunswick et ses légendaires totenkopfs.Autre chose, la méritocratie n'a jamais existé sous l'ancien régime, elle commence sous la révolution, par la convention.Quant à dire qu'Israel utilise les principes napoléoniens, c'est totalement faux, la particularité de l'Empire était de consacrer toutes les ressources de la nation à la résolution du conflit, c'est à dire une guerre totale. C'est loin d'être le cas d'Israel.