Par quel biais le gouvernement Afghan, qui a réussi à tenir tête aux Communistes lors des dix
années de guerre, va-t-il basculer dans une dictature religieuse fondamentaliste ?
Il serait délicat de résumer l’accession au pouvoir des Talibans[1] en quelques lignes. Sophie Chautard, dans Comprendre les
conflits du Moyen-Orient (voir références dans la bibliographie), l’explique clairement.
Nous allons nous intéresser d’avantage à ce que fut le régime Taliban et les impacts sur la population Afghane, ainsi que les différentes luttes de pouvoir internes
au pays dès 1996 et la prise de Kaboul par ces étudiants.
Tout
d’abord, il convient de rappeler que le régime Taliban s’établit officiellement en 1996, lors de la prise de Kaboul, la capitale Afghane. L’Afghanistan n’est plus, dès lors, reconnue par la
communauté internationale.
Depuis près de 20 années, la vie
des habitants de ce pays est rythmée par les guerres : beaucoup de femmes se retrouvent veuves. Elles seront les principales victimes de la rigidité de la Charia : elles n’ont
plus droit de travailler, mais sont souvent mères de familles nombreuses ; ne peuvent plus sortir dans la rue sans qu’un homme ne les accompagne ; ne peuvent recevoir des soins
médicaux que par une autre femme (rappelons que celles-ci n’ont pas le droit de travailler) ; les études leur sont désormais interdites. Par ailleurs, elles n’ont droit de conduire aucun
véhicule et doivent obligatoirement porter un tchadri, longue robe les recouvrant de la tête aux pieds. Un grillage doit même se placer devant leurs yeux afin qu’aucun homme ne puisse
croiser leur regard.
Les hommes n’ont, quant à
eux, d’autres obligations que le port de la barbe dès que leur âge le leur permet et de sortir avec un chapeau.
Concernant la culture, tout est interdit : musique, danse, photographie, lecture hormis le
Coran, les réunions, les discussions politiques… Le but des Talibans est de se marginaliser par un retour aux valeurs qui prévalaient lors de Mahomet[2].
Cependant, il ne serait pas juste de
penser que la totalité du pays est contrôlée par les Talibans. En effet, au nord le Général Massoud résiste à la domination extrémiste. Il se fait assassiner le 9 septembre 2001, par deux faux
journalistes kamikazes.
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