Non, ce n'est pas de Nicolas Sarkozy dont je vais traiter, quoique le sujet s'en approchera à un moment.
"IL", c'est Jean-Marie Le Pen, l'homme du Front National. Ce parti était, jusque 2002, la pire chose que la France portait , et ce, depuis de nombreuses années. Le FN était LE parti qui rappelait l'horreur et la barbarie nazie... Jusqu'à l'élection de 2002.
Car depuis, SS -ou Super Sarko- est sorti de sous les fagots : le FN et ses militants sont fréquentables. On entend même des militants ou électeurs s'exprimer librement sur les chaînes Hertziennes... Chose jusque là pratiquement inimaginable. L'arrivée de Marine, la fille de Jean Marie, y est pour quelque chose. Elle a permis au parti de lisser son image d'extrémiste. UN mal? un bien? Je ne m'exprimerai pas dessus. Je puis juste affirmer, et je l'assume, que si le second tour avait opposé Sarko au FN, j'aurai voté FN. La maxime qui prend de l'ampleur sur la toile "Tout, Sauf Sarkozy" prend tout son sens ici.
En 2002, JM Le Pen ne s'y attendait pas : il accédait au second tour de l'élection présidentielle. Incroyable, presque. Et, bien évidemment, il s'attendait à faire les même résultats cette année. Il avait frôlé les 18% en 2002. Pourtant, "seulement" 10% des Français lui ont fait confiance. La faute à qui?
Pour le leader du parti, la faute à Nicolas Sarkozy, au peuple également de qui il avait dit, une légère pointe d'amertume dans la voix, "Je pensais que les Français étaient mécontents. Je me suis trompé!", au soir des résultats du premier tour. Mais surtout la faute à Nicolas Sarkozy qui lui a "piqué" plus de 7 % de ses suffrages. Inconcevable, pour le FN, qu'un autre parti vienne jouer sur ses terres.
Ce mardi 1er mai, lors du traditionnel rassemblement des militants du parti, Jean Marie Le Pen a demandé, de manière officielle, à ses militants de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy et l'UMP. Le FN demande une "absention massive" de la part de ses électeurs.
Rien n'est encore joué dans cette pêche aux électeurs.


