Pour ceux (et celles bien sûr!) qui ne suivraient pas l'actualité (et je ne vise personne;) ), il faut que vous sachiez que récemment, le
président de la République, notre bienaimé Nicolas Sarkozy s'est vu octroyé, à sa demande et après accord de l'Assemblée, une augmentation de son salaire de 140%.
C'était déjà énorme.
Mais il n'a pas jugé cette augmentation suffisante. Finalement, et après un passage à 172%, son traitement s'élèvera à 206% en plus que celui se Jacquot!
Voila... j'sais pas quoi faire comme commentaire. Si ça vous inspire...
Ah si! un truc.
Au début de la troisième République (vers 1875-1881... c'est jamais facile de savoir quand elle a réellement commencé cette petite bête-là), les politiciens avaient choisi de s'octroyer de hauts
salaires pour éviter la corruption.
Mais avaient-ils tenus compte de la hausse du niveau de vie, de l'inflation..?
Bon, et sinon, je ne vais pas créer un nouvel article rien que pour ça. Pis vu je suis le chef, je fais c’que j’veux.
Vous n’êtes pas non plus sans savoir que SS a été la victime de quelques débordements verbaux lors de sa visite aux marins pêcheurs de Bretagne.
Vous trouverez tout le dossier ici. Et un supplément là.
La France d’en bas gronde…
Voila de quoi se rassurer. Super Sarko a encore frappé (à moins qu’il ne se soit agit de l’un de ses nombreux clones) !
Le président de la République Française est allé personnellement recueillir nos trois journalistes ainsi que les quatre hôtesses de l’air
espagnoles détenues au Tchad, pour la sombre affaire des Enfants de l’Arche de Zoé.
Le déluge encore une fois évité… en partie du moins ! L’Arche de Zoé devrait rapidement prendre l’eau !
C’est Capa Presse qui risque d’être contente et de faire de nombreux reportages sur son libérateur de président.
On évitera aussi d’oublier de parler de Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme qui ‘a fait des merveilles’ en l’absence du ministre des Affaires Etrangères, l’atlantiste de gauche Bernard Kouchner.
Bernard Kouchner qui, une fois de plus (libération des infirmières en Lybie, en juillet dernier dont Cécilia s’était occupée toute seule comme une grande), s’est fait invisible pour régler une affaire de son ressort.
Ah ! mais oui mais c’est bien sûr ! Il était déjà en voyage officiel en Turquie puis en Asie…
Il n’allait pas revenir pour si peu.
Les allers-retours, à SS, ça ne lui fait pas peur. Après sa virée dominiciale au Tchad, le président est ce matin (à 11 heures) en train de fêter le bicentenaire de la Cour des
Comptes (source). Le président de la République doit absolument "rendre hommage à cette institution indispensable dans
le paysage administratif Français et qui comme [nous le voyons] tous les jours, joue un rôle majeur dans le fonctionnement des institutions."
Journée vraisemblablement portée sur l'économie car dès 14h30, une table ronde sera "présidée par le président de la République" (on dit sic! non?) concernant la réforme de la Loi
Galland et le pouvoir d'achat. "L'objectif de cette réunion est de réfléchir aux conditions d'une meilleure maîtrise et d'une plus grande transparence des prix...".
Comme si la journée n'était pas encore assez chargée, il va en plus recevoir des chefs de parti pour leur expliquer le traité simplifié (traité européen, cela va sans dire!).
Et il parle quand de la hausse du prix du baril et éventuellement de la suppression de quelques taxes sur le carburant? Et puis des chômeurs non comptabilisés dans les chiffres officiels car ne
pouvant se réinscrire? Et puis des vrais sujets de fond?
(C'est la période... alors j'en profite.)
Il faut bien le dire : l’idée du Beaujolais Nouveau ne sort pas de l’imagination de Georges Duboeuf. Certes, le négociant mondialement connu a été l’un des précurseurs, sinon le précurseur,
qui ont permis au Beaujolais Nouveau, et par découlement au vignoble dans son ensemble, de se faire connaître et d’atteindre le niveau de popularité des années 80. Bien souvent, les médias lui
attribuent des lauriers qui ne devraient pas lui être remis.
Le Beaujolais Nouveau s’appuie sur une tradition ancestrale. Les viticulteurs implantés sur le vignoble Beaujolais ont pour habitude de livrer leurs vins très rapidement après les vendanges. Les Lyonnais, ou les gens de la Capitale, peuvent ainsi profiter des arômes de raisin qui s’en dégagent. Au dix-neuvième siècle, la coutume veut que les vins quittent le vignoble via la Saône ou la Loire conditionnés en fûts. Le breuvage peut ainsi finir sa fermentation en chemin. C’est d’ailleurs à cette époque que l’on décide de dire du Beaujolais qu’il est « le troisième fleuve de Lyon ». Il convient de revenir en quelques lignes sur cet épiphénomène.
Généralement, les vins nouveaux étaient tractés par un cheval de chez le viticulteur vers un quai de Saône (ou de Loire si le vin était à destination de Paris). Le vin était auparavant mis en tonneau, en ‘pièce’ comme il est de coutume de les appeler. Ces pièces peuvent contenir 216 litres de vin. Il s’agit d’une mesure-étalon qui varie d’un vignoble à l’autre. Arrivé sur un quai d’embarquement (Belleville-sur-Saône, Saint-Romain-des-Iles, etc.), les fûts sont alors transportés sur la péniche. C’est sur celle-ci que se terminera la fermentation. Dès son arrivé sur Lyon, ou Paris, les amateurs se jettent sur le produit afin de pouvoir le déguster avant tout le monde.
Mais ne croyez pas que, lors de cette période, une guerre commerciale faisait rage. Tout le monde ne pouvait pas envoyer son vin en même temps. Il existait une règlementation stricte qui définissait quel vigneron devait laisser partir son vin à telle date. Cela permettait d’éviter les problèmes d’engorgement du marché, et surtout, cela permettait d’approvisionner les armées dont les soldats étaient friands de vin nouveau.

C’est finalement après-guerre, sous l’impulsion de nombreux journalistes Parisiens venus se réfugier dans la Capitale des Gaules pendant l’Occupation, que l’on commence à marketter autour du vin primeur venu du vignoble Beaujolais. La population ayant besoin de s’informer sur les évènements internationaux, ils achètent de nombreux journaux. Quelques mots habilement glissés ci et là font tout leur effet. La presse écrite est alors à son avènement, et ce qui relève du papier est comme parole d’Evangile. Le Beaujolais Nouveau va surfer sur cette vague.
Dès 1951, le vin nouveau change sa réglementation. Les instances politiques fixent un amendement qui oblige tous les vignobles à mettre sur leur vin sur le marché uniquement à partir du 15 décembre. Les vignerons du Beaujolais vont alors faire une demande de dérogation afin de pouvoir vendre leur produit plus tôt. Cette requête est acceptée et en 1952, la date de mise en vente du vin nouveau est fixée au 13 novembre. Dès lors, le vin nouveau du Beaujolais ne peut être vendu que sous l’appellation « Beaujolais Primeur ». En 1953, le déblocage est fixé le 1er novembre. C’est l’année la plus précoce jamais enregistrée.
Fier de sa popularité, il n’est pas rare de voir une allusion au Beaujolais Primeur pointer le boit de son nez dans les films d’après-guerre.
Le tournant a véritablement lieu lorsque le rédacteur-en-chef du Daily Mail, un journal britannique, décide d’organiser un concours. Les négociants ou viticulteurs doivent lui amener le plus rapidement possible une bouteille de ‘Primeur’ au siège de sa rédaction Londonienne… La course fait rage.
Une fois arrivés sur place, les participants convient quelques personnes afin de leur faire déguster leurs produits. Le marché outre Manche est alors conquis. C’est les années soixante. Et tout s’accélère à partir de là.
Dès 1967, le nom de ‘Beaujolais Primeur’ est modifié en ‘Beaujolais Nouveau’ par souci marketing. Il faut que le terme puisse être compris de tous, par toutes les nationalités. C’est également en 1967 que la journée du 15 novembre, à minuit pile, est retenue comme date butoir. Aucun vin nouveau ne peut être vendu avant.
Les années 1960, 70 et 80 vont permettre au Beaujolais Nouveau de devenir un phénomène mondial, de par le développement des axes de communication rapide et notamment grâce à l’avènement de l’aviation. C’est finalement en 1985 que les autorités Beaujolaises décident de retenir le troisième jeudi de novembre comme date de déblocage.
La folie des années 80 semble s’être atténuée avec l’émergence des vins du « Nouveau Monde ». Dans les années 90, un rapport de force sans précédent apparaît dans l’histoire vinicole. Coûts de production trop élevés par rapport à ces nouveaux vins, profession trop réglementée, mauvaise image véhiculée par des négociants souvent peu scrupuleux. Voila ce qui a commencé à atteindre la santé jusque là florissante du Beaujolais Nouveau et par extension de tous les vins produits sur le vignoble.
La boucle sera bouclée en ces termes : la nouvelle génération de journalistes a fini par enterrer ce vin que leurs parents avaient mis en
valeur moins de cinquante années plus tôt…
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" Dis François tu gagnes combien par mois ? "
"Hé bien mon petit Nicolas, ce ne sont pas des choses à dire mais puisque c’est toi e vais faire un effort ! Je gagne 20 000 euros par moi !
" Waaaa!! Et toi Roselyne tu gagnes combien ?"
"Hé bien moi je gagne 13 471 euros par mois ! "
" Et toi Bernard ? Combien c’est que tu gagnes ? "
" 12 795 euros mais si ça me plait pas je me casse ! "
"Mais dites moi mon gouvernement préféré, je gagne que 8 300 euros par mois c’est pas normal ça ! Allez pour être sur un pied
d’égalité je m’octroie une augmentation de 140 % ! Et toc ! "
Drôle de dialogue … et pourtant … Notre cher président a décidé de s’auto augmenter de 140% pour avoir un salaire de la même envergure que son Premier Ministre. Et moi j’appelle ça cracher au
visage des Français. Le peuple crie que le pouvoir d’achat augmente mais que les salaires ne suivent pas. Et Mr Sarkozy, qui ne gagne « QUE » 8 300 euros par mois décide de les ignorer et de se
donner encore un peu plus de pognon !! Parce que c’est vrai que proportionnellement, il gagne beaucoup moins que Fillon ou qu’un de ses ministres. Mais après il faut voir tous les avantages liés
à son statut …
Ses 8 300 euros c’est de l’argent de poche, pour s’acheter ses costumes sur mesure et un jet ski pour ses prochaines vacances sur le Yacht d’un milliardaire.
J’vous le dis tout de suite. En 2012 je me présente. Parce qu’être président c’est cool. On serre des mains, on visite des pays, on fait passer un tas de lois qui nous arrangent et en plus de
tout cela, on a le droit de décider de son propre salaire. C’est pas la belle vie ça ?
Lu dans Marianne, numéro 549 du 27 octobre au 2 novembre 2007, page 10.
« Les institutions de la République déformées
Trois des mesures proposées par le comité Balladur pour la réforme des institutions méritent d’être soulignées, tant elles témoignent d’une dérive inquiétante.
1) Le système du parrainage pour la présidentielle serait supprimé. Les futurs candidats seraient désignés par un collège de 100 000 grands électeurs, lesquels feraient le tri entre ceux qui auraient le droit de se présenter et ceux qui seraient éliminés d’office, qu’ils soient ou non représentatifs d’un courant d’opinion. C’est l’instauration d’une forme de suffrage censitaire préalable à l’élection présidentielle.
2) La dose de proportionnelle prescrite pour les législatives est tellement réduite (30 députés sur 577) que l’on frise le ridicule.
3) Le Sénat restera en l’état, symbole d’une insulte à la démocratie. Les institutions ne vont plus être réformées : elles vont être déformées.
JD »
Bon, allé, on rigole vite fait. On peut même péter un coup pour se décrisper l’anus tellement ce que cette brévounette mentionne est... est!
Cocorico, vive la France et sa si belle démocratie, et ses valeurs idéales que bon nombre de pays nous ont longtemps enviés. On est à la veille d’un retour en arrière, les amis. Personnellement, je n’aurai pas employé « une forme de suffrage censitaire », mais plutôt un retour à un suffrage universel indirect. Après, c’est selon l’appréciation personnelle du rédacteur, hein. Je ne vais pas le blâmer et encore heureux : c’est lui qui m’a filé l’information la plus importante de toute la semaine.
Charles, si tu nous écoutes, ton plus fidèle admirateur (sic!) te plante des couteaux dans le dos.
En gros, ce que signifie ce 1), c’est qu’une bande d’élus (out le système des maires, députés et sénateurs), donc forcément des gens de confiance (?), va faire un tri avant de nous laisser, nous citoyens ordinaires, nous exprimer en toute liberté quant à notre futur président de la République. Peut-être est-ce pour forcer les gens à s’intéresser d’avantage à la politique et à la vie de leur commune/quartier ? Par conséquent à vouloir que tout un chacun s’intéresse à la Politique avec un ‘p’ majuscule.
En tout cas, moi, c’est ce que je vois dans cette mesure qui pourrait s’appliquer d’ici à la prochaine échéance présidentielle.
Pour le Sénat, je ne sais pas trop quoi penser. Certaines disent qu’ils ne servent à rien nos Sénateurs. D’autres l’inverse. Moi, ce que je sais, c’est que je trouve ça quand même vachement mieux d’avoir deux chambres qui peuvent bloquer des amendements, lois ou autres. On l’a vu récemment pour l’Amendement Mariani sur les tests ADN en vue des regroupements familiaux (l’exemple est pas super bien choisi, je sais mais c’est le premier qui m’est venu en tête !). Et puis dans l’idéal, ça évite une totale prise de pouvoir par l’une des chambres. Bon, après, on ne parlera pas du coût de ce truc mais bon, la démocratie et la liberté ont-elles un coût ?
Pour le 2), le temps des proportionnelles arrivera. Quand la VIème République sera.





