Jeudi 13 décembre 2007

Chez les journalistes, la grande mode du moment c’est de taper sur l’invitation présidentielle de Mouammar Kadhafi pour venir négocier l’achat d’on ne sait trop quoi, finalement.

Moi, dans mon coin plutôt reculé finalement, je ris ! Oh, bien sûr, ça relève plutôt du rire jaune ! J’ai encore quelques gouttelettes d’intérêt et de conscience journalistique qui coulent dans mes veines. Et ça me gonfle plus ou moins de voir les comportements à la con de ces gens qui se croient plus intelligents que les autres car ils sortent du CFJ…

 

Jusque là, dans les JT, on entendait parler de la Lybie uniquement dans le cadre de l’Affaire des infirmières Bulgares et du médecin Palestinien. Celui-là, d’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi on n’en causait pas. Par souci de rapidité d’élocution, je suppose.

Je ne suis pas, certes, les informations télévisées mais je doute que durant les huit années de captivité de ces six personnes, un magazine, JT ou autres (hormis les émissions de la 5 ou Arte qui sont hors-catégories) ait évoqué le régime Kadhafi jusque-là.

Pourtant, voila-t-y pas que mon père se décide de m’en causer, hier. Alors déjà, surprise. Première surprise, même ! Il connaît ce nom. 

« -Mais tu sais vraiment c’est qui ou c’est juste pour me faire croire que tu t'intéresses à ça?

 - B’en c’est un dictateur dans un pays Musulman. Il est en France cette semaine car Sarko l’a plus ou moins invité à venir discuter à l’Elysée. Et sa venue a causé une grande polémique autour de ça car le ministre [non, la secrétaire d’Etat] aux Droits de l’Homme, la ptite jeune, elle a gueulé. Lui, il ne respecte pas les Droits de l’Homme et donc ça lui plaît pas à la ministre. Et depuis, ça gueule dans tous les sens. »

Bon, malgré que le discours soit un peu TFunisé et RTListe à souhait, c’est déjà un bon début. Mais que c’était pas suffisant.

C’est donc à ce moment-là que je décide de me pencher sur l’affaire Kadhafi, d’étudier un peu le dossier, de me taper de nombreux articles, de nombreuses revues de presse pour passer à la vitesse supérieure. Je précise ici que mon article a été écrit avant-hier après-midi, et que tout a beaucoup évolué depuis lors mais que j'ai une flème monstre pour tout reprendre de A à de Z!

 

Enfin bon. Avant d’essayer de vous donner un point de vue un tant soit peu intéressant, il semble intéressant de se pencher sur le personnage Mouammar Kadhafi à travers une brève biographie non exhaustive que j’essaierai objective.

 

Mouammar Kadhafi, b’en c’est un bonhomme né en 1942 en Lybie. Pour ceux qui ne sauraient pas où c’est, la Lybie (…) : vous voyez l’Egypte ? B’en c’est juste un peu plus à l’Est, au bord de la Mer. Et pour ceux qui voient pas où est l’Egypte, je peux rien pour vous. Désolé. Noël arrive, pensez aux cadeaux utiles.

Vraisemblablement, le jeune Mouammar est prédisposé à l’art de la guerre. Il fait ses études à l’Académie militaire de Benghazi. Rapidement, après sa sortie, il est Capitaine de l’Armée Lybienne.

Agé de 27 ans, en 1969, après avoir participé au renversement par coup d’état du régime monarchique du roi Idris Ier, il devient Chef de l’Etat Lybien. Il prône dès lors la Révolution des Peuples. C’est une philosophie sur laquelle je n’ai pas trouvé grand-chose, malheureusement. Je sais juste que cette doctrine est à l’oppose du Marxisme ET du Capitalisme. Tout ça à la fois. Et moi qui croit toujours que le monde il est Manichéen… youhou !!! les Bisounours, ils existent pas, Flo ! Je sais également que Mouammar, il adopte en 1977 le surnom de « Guide de la révolution » et qu’il devient Secrétaire Général du Congrès Général du Peuple. Voila pourquoi vous avez pu lire dans la presse qu’il est le « Guide » (entre guillemets, c’est important).

En 1979, il abandonne ses fonctionnes officielles au sein du mouvement doctrinal mais garde le pouvoir. Car oui, le Mouammar, il a un rêve. : une union entre la Syrie, l’Egypte et la Tunisie. Il désire que ces 3 pays s’expriment en une seule voix. Douce utopie à l’heure des nationalismes. Son rêve n’aboutira jamais.

Bon, sinon, le bonhomme a une longue barbe non pas car il aime ça. On dira juste qu’il a de légères déviances terroristes. Certains disent qu’il serait à l’origine de la plupart des attentats terroristes depuis les années 1970. Il aurait notamment perpétré des attaques contre les intérêts Américains mais aussi… Français ! Hé oui ! C’était dans les années 80.

Pour le punir de pas penser comme lui, Ronald Reagan alors Président des States, qui voyait Kadhafi comme doebeuliou W. voit Oussama, décide de le bombarder lui, et ses appartements privés. Manque de bol ! Une trentaine de morts plus tard (dont sa fille adoptive âgée de 15 mois)… mais pas de Kadhafi. Certains disent que depuis cet épisode malgré tout tragique, le dictateur aurait changé.

Le problème, c’est bien l’emploi de ce conditionnel. Avec un gars comme lui, on n’est jamais sur de rien. Et ce conditionnel, il gène particulièrement notre petite Rama Yade.

Même si je ne suis pas fan de l’UMP, vous le savez bien, il y a malgré tout quelques personnages que j’apprécie. Et elle, au même titre par ailleurs que Fadela Amara ou Roselyne Bachelot, je l’aime bien. Elles ont toutes les trois un sacré franc-parler.

La Rama, elle a sorti une phrase, déclic d’une polémique hors-norme : « je me retrouve avec la journée internationale des Droits de l’Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac d’Orly. Oui, pour moi, c’est un problème » a-t-elle déclaré lundi matin.

L’essence même de cette polémique est là. Et c’est du chou gras pour les journalistes et autres rédactions qui, en temps normaux, s’essaient plus ou moins bien à l’objectivité.

Imaginons quelques instants que la jeunette n’ait rien dit. Que se serait-il passé ?

La Ligue des Droits de l’Homme se serait certainement insurgée de la venue du dirigeant Lybien en France. La Ligue des Droits de l’Homme, on lui aurait dit d’aller se faire mettre, mais bien poliment parce que c’est quand même la Ligue des Droits de l’Homme. Au mieux, leurs déclarations auraient été relayées en fin de JT de Pernaut mais le lendemain, comme toute actu digne de ce nom, elle aurait été remplacée par une autre, notamment la signature des 10 milliard d’Euros de contrat.

Sarkozy serait passé une fois de plus pour un héros national, le sauveur de l’économie Française. Il aurait montré qu’il respectait son programme à la lettre, que la croissance allait gagner 2 dixième, que les idéaux d’Alliance Méditerranéenne auraient été sur la voix de l’avancement  et tout le monde aurait été content. Histoire de redonner du baume au cœur au peuple qui ne pourra pas se payer la Dinde de Noël !

 

Mais non ! Même en Sarkozie, les grains de sable existent ! Et ça, le Sarkozy, il vient tout juste de s’en rendre compte. Et ce grain de sable, c’est pas n’importe qui. C’est même pas un journal (qui est traditionnellement à gauche et pour qui il a une si grande amitié !) qui a sorti ça ! C’est Rama. Une de ses amies ! Il a oublié un peu trop rapidement, le nabot, que même ses ministres ils ont un cerveau ! Et qu’à 30 ans, on est encore plein de fougue et qu’on croit en ses idéaux à fond !

Il a oublié, aussi, que la presse n’attendait que ça ! Le moindre grincement de dents de la part d’un membre du gouvernement et… hop ! comme des fauves, il agissent… On comprend mieux alors pourquoi il leur tape dessus, comme il le fait dans le Nouvel Obs’  (vu par le Monde) ce matin.

Pourquoi attendent-ils qu’un membre du gouvernement pète une graine pour dénoncer la politique Sarkozyste ? Souci d’objectivité à l’encontre de notre président ? Censure ?... on n’en sait trop rien ! Le fait est que là, ils ont saisi la perche ! Peut-être même remuent-ils le couteau dans la plaie ?!

Quand avant-hier, Kadhafi annonçait en direct sur France 2 que le président et lui n’avaient jamais évoqué le problème des Droits de l’Hommes en Lybie alors que Sarkozy indiquait l’inverse, que faut-il en penser ? Qui faut-il croire, finalement ?

 

Revenons rapidement sur Rama. Entre lundi et mardi, tout le monde se posait la question ‘allait-elle démissionner du gouvernement ?’ Vous noterez, en passant, alors l’emploi du terme démissionner dans de telles conditions… Ca m'a toujours fait marrer!

Cela aurait finalement donné raison à Chevènement, membre de l’opposition qui plus est, auteur de la citation-choc « Quand on est ministre, soit on démissionne, soit on ferme sa gueule ». Faire partie d’un gouvernement, finalement, c’est pas aussi bien que ce qu’on croit ! On doit forcément fermer sa gueule et dire Amen aux décisions collégiales ! et on appelle ça démocratie ! Hé b’eh ! Enfin… Et bien concernant le comportement de sa secrétaire d’état, le président de la République, il n’a pas, mais alors pas du tout apprécié ! Il l’a même convoquée mardi dans son bureau de Grand Rat pour lui remonter les bretelles. Les bruits de couloir disent que le dialogue aurait été assez beaucoup virulent… On n’en doute guère.

 

On sait tous très bien que les intérêts français dans cette visite sont d’ordre commercial. Enfin, ça, c’est surtout la raison officielle. Il s’avère que la Lybie serait rentrée dans le rang depuis quelques années. Le Colonel-Guide Kadhafi serait même devenus le meilleur pote (en ‘Orient’ en tout cas) des Américains… Quand on voit que notre politique étrangère est de plus en plus Atlantiste, on pourrait être amenés à se demander si… oui ! si cette visite de courtoisie commerciale n’aurait pas été programmée par Wahington. J’ose le dire !

B’en oui quand on y pense… Il faut bien que les traitres, impies de Français montrent leur bonne foi, non ? Il va falloir que l’on reconquiert le cœur Outre-Atlantique. Et pour ce faire, nous allons avoir des missions, des trucs improbables à réaliser…

 

Pour en revenir à cette polémique, je me suis posé une dernière question. Toute cette affaire n’aurait-elle pas été reprise par l’Elysée afin de condamner les propos de Rama et ainsi prouver à Kadhafi que Sarkozy est un ami digne de ce nom ?

En d’autres termes, les journalistes ne se seraient-ils pas monté le bourrichon ? Tel est pris qu’il croyait prendre ? That is the question… My question en tout cas !

Lundi 10 décembre 2007

 Il y a des régions où Noël ne signifie plus rien. Celles qui traversent une grave crise économique sont de celles-ci, à l’image du Beaujolais qui tente, malgré tout, de remonter la pente. Une pente qui risque de s’avérer bien raide. S’il existait un baromètre permettant de mesurer le niveau du moral, il ne serait pas bien élevé. Point de vue global sur la situation de la région.

 

« Petit papa Noël

Quand tu descendras du ciel…

N’oublie pas de me trouver de nouveaux marchés ! »

Telle pourrait être la prière de tous viticulteurs du Beaujolais en cette fin d’année 2007.

Il suffit de prendre le volant, de visiter les différents villages qui jalonnent les vallons du Beaujolais pour s’en rendre compte. Peu de choses nous rappellent Noël, cette période autrefois synonyme de joie, de bonheur, de convivialité.

Les devantures des petits commerces, les illuminations des communes semblent ternes. Hormis quelques particuliers qui s’essayent tant bien que mal à donner un semblant de goût festif à leur domaine, rien de très féérique. Rien qui ne donne envie de passer ces fêtes de fin d’année.

« Quel est le problème ? » se demandent certains.

François, un enseignant de 28 ans récemment arrivé dans la région, croit qu’il s’agit uniquement du climat « Il fait trop chaud… On a du mal à croire que Noël arrive dans moins de deux semaines… Au début du mois, je me baladais encore en short ». Mais ceux-ci sont rares. Ceux-ci ne connaissent rien de la situation économique du Beaujolais.

Beaucoup d’autre sont plus réalistes.

 

« Le déclic, ça a été l’article de LyonMag »

 

Les Beaujolais ont compris que les temps sont durs. « Je crois que le déclic a été lorsque LyonMag a publié son article qui nous a descendu, nous, les viticulteurs. Ils ont été dire que le Beaujolais, ce n’est que de la merde… Ca n’a pas plu ! Les syndicats ont intenté un procès, mais que faire face au pouvoir des médias ? Le mal était fait. Il ne nous restait plus que nos yeux pour pleurer… ou nos muscles, pour travailler ». Jean, viticulteur dans la région de Beaujeu, a confié son point de vue. Il a fallu du temps pour le mettre en confiance. L’aura de LyonMag plane encore au-dessus des journalistes qui osent s’aventurer dans le méandreux Beaujolais.

Un autre, accoudé au comptoir du bar dans lequel j’ai rencontré Jean, se joint à la conversation.

Il est proche de la retraite et n’attend qu’une chose « ne plus mettre les pieds dans [ses] vignes ». Armand a l’allure des vignerons du Beaujolais : grand, l’air bonhomme, les tempes grisonnantes, le crâne chauve caché sous une casquette typique, sans oublier sa moustache. Ses mains sont le reflet de ces dures années de labeur : dures comme du roc, creusées par le maniement d’outils d’un autre âge…

Il vient s’asseoir à notre table. Visiblement, Armand a besoin de parler : « Oh ! Vous savez, monsieur… Noël, ce n’est plus ce que c’était. Maintenant, vous voyez les gamins, leur seul truc, c’est l’Internet. Ils ne savent plus s’amuser ».

 

« Pas possible d’acheter mieux qu’une modeste peluche à ma petite fille. »

 

Quand la discussion s’oriente autour des effets de la crise, Jean ne semble plus trop enclin à parler. Armand, lui, ne se laisse pas impressionner : « Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ? Quand vous voyez que des négociants nous obligent à vendre nos vins à 100€ la ‘pièce’ de 220 litres, comment voulez-vous qu’on s’en sorte ? Ca ne rembourse même pas nos frais… et en plus, pas de négociations possibles ! Alors Noël!  Noël, on n’a pas les moyens de le fêter… Pas possible d’acheter autre chose qu’une modeste peluche à ma petite fille pour marquer le coup… Pour des vignerons, la situation est comique : on doit mettre de l’eau dans notre vin ». Sa détresse est visible. Sa colère également.

Jean, sans mot dire, semble  perdu dans ses pensées.

Il est vrai que la situation économique de la région est des plus alarmantes. Le moteur de la région est la viticulture. « Et quand le moteur s’essouffle, plus rien ne va. Plus personne dans la région n’a envie de consommer. ». Jeanine, gérante d’un bar à Beaujeu, a un avis bien tranché sur la question : « Si les vignerons n’ont plus un sou, comment voulez-vous que les autres en aient ? La crise touche tout le monde. Du vigneron au maçon… Et indirectement, les commerçants en font les frais. Et ça n’ira pas en s’arrangeant ! ».

 

« Qu’il fasse -10 ou 40°C, on est dans nos vignes. »

 

Pour pallier aux divers problèmes, les autorités ont trouvé comme solutions l’arrachage de parcelles pour en faire des terrains constructibles, la création d’un vin de pays, déclassé, sous le nom de « Vin du Pays des Gaules », ou encore la distillation des surplus. « C’est histoire de dire qu’ils se sont bougés pour nous… Mais pensez-vous, assis sur leur banc, bien au chaud à l’Assemblée Nationale, ils s’en foutent complètement de notre avenir. Nous, pendant ce temps, qu’il fasse -10 ou 40°C, on est dans nos vignes… à travailler pour rien ».

Finalement, certains vignerons, réticents à vendre leur produit à des négociants peu scrupuleux depuis que la situation s’est empirée en 2004, ont un stock équivalent à trois années de récolte dans leur cave.

D’après les dires de la plupart des habitants de la région, plus rien ne va : « On connait tous quelqu’un qui travaille dans les vignes… S’il est ouvrier, faute de moyens, ses patrons sont obligés de se séparer de lui : c’est le chômage. S’il est exploitant, deux possibilités : soit il a des terrains constructibles, auquel cas il pourra toujours s’en servir ou les vendre, soit il n’en a pas… et là, souvent, ce sont des drames familiaux : divorces, maladies, suicides… Comment voulez-vous que la région ait envie de fêter Noël dans ce contexte-là ? »


 

 

 

3 questions à… Jeanine R., gérante d’un bar à Beaujeu.

 

Vous qui êtes en contact direct et permanent avec la population, comment trouvez-vous le moral de la population pour ces fêtes de fin d’année ?

Globalement ? Les gens se plaignent de tout. Ils sont pessimistes, et ne croient plus en rien. On est bientôt le 15 décembre, et personne ne nous parle des cadeaux qu’ils ont achetés à leurs enfants, petits-enfants. En tant que gérante d’un bar, je suis bien placée pour savoir ce qui se passe chez les gens. C’est facilement qu’on vient me raconter ses problèmes… En ce moment, la joie n’est pas là.

 

Lorsque vous dîtes que personne ne vous parle des cadeaux à leurs enfants, cela voudrait-il dire que les années précédentes, c’était différent?

En effet, ça n’a plus rien à voir. Auparavant, Noël, c’était synonyme de bonheur, de convivialité, de fêtes. Maintenant, Noël ne représente plus rien. Beaucoup disent que s’il n’y avait pas les enfants, ils ne fêteraient pas Noël…

 

Et certains se privent-ils ?

Oui… je sais que certaines personnes vont rester seules cette fin d’année. Ca m’attriste. Vous savez, la crise viticole est sans précédent. Elle affecte tous les milieux : du viticulteur au maçon, de l’étudiant au retraité. Le nombre de divorce a augmenté. Souvent, pour Noël, c’est la maman qui a les enfants. Le papa se retrouve seul.

 

Florent D

Vendredi 30 novembre 2007

Quoi ??? Comment ça « qu'est ce qu'elle raconte celle là encore » ?

Voyons tout le monde connait Bertrand Delanoë … Mais si le maire de Paris, celui qui rumine toujours l’échec de notre candidature au J.O 2012 ! Ha voilà je sens que ça vous revient !

 

Vous n’êtes pas sans savoir que les élections municipales approchent. Que bientôt nous aurons l’occasion de montrer à Sarko que les villes de campagne ne sont pas forcément d’accord avec le nouveau gouvernement (je compte sur vous tous d’ailleurs pour ne pas voter UMP ou FN …)

Notre capitale est dirigée par un maire du PS, qui va se représenter en 2008 si tout se passe bien. Mais il aura un adversaire coriace et non moins original : Gaspard Delanoë !

Cet homme d’une quarantaine d’année  à l’humour très piquant, a décidé de faire de l’ombre à Bertrand Delanoë. Bien entendu ce n’est qu'une petite plaisanterie … ce qui me permet d’affirmer cela ? Son programme ! Pour ne citer que quelques mesures :

 

- Transformation du funiculaire de Montmartre en tire-fesses et instauration de Paris-Schuss l’hiver sur la Butte, pendant de Paris-Plage l’été sur les berges.

 

- Organisation quand même des Jeux Olympiques 2012 à Paris et ce, dès 2011, afin de couper l ‘herbe sous le pied à ces c……s de Londoniens.

 

- Réintroduction de l’ours slovène dans la forêt du Jardin du Luxembourg ainsi que du loup des steppes dans les bois du Parc Monceau afin de rétablir la biodiversité dont Paris manque cruellement.

 

- Destruction de la Tour Montparnasse en hommage à Jacques Chirac qui avait déclaré “J’adore monter à la Tour Montparnasse, c’est le seul endroit de Paris d’où l’on n’aperçoive pas la Tour Montparnasse “. A sa place, construction d’une piscine olympique afin que Laure Manaudou puisse s’entraîner tranquillement.

 

- Obligation pour tous les tabacs de faire également crèche .
(Création d’une Mission de réflexion sur les concepts de crèche-fourrière,crèche-vide-grenier, crèche-Bougez-avec-la-Poste, crèche-encombrants, crèche-Monoprix,etc. )

 

- Après la Rive Droite et la Rive Gauche, instauration par décret d’une rive Trans’ qui sera située sur l’île de la Cité et où vivront les adhérents du MoDem. Parce que les vrais centristes sont transsexuels.

 

- Abaissement de l’âge légal du droit de vote et d’éligibilité –actuellement fixé à 18 ans-
à 3 ans, c’est-à-dire l’âge auquel tout enfant est en mesure de prononcer la phrase : « Je vote Gaspard Delanoë ».

 

Voilà pour les quelques idées farfelues de ce candidat. Je vous laisse tout de même l’adresse de son site internet, où vous pourrez consulter son programme en entier et le voir aussi adresser aux français dans une vidéo bilingue : http://gasparddelanoe2008.wordpress.com/

 

Encore une petite précision. Bertrand Delanoë rit jaune face à son nouvel adversaire … il a peur que les gens ne fassent pas attention aux bulletins qu'ils mettront dans l’urne …

 

Jeudi 15 novembre 2007

c'est un premier jet... j'ai pas mieux, désolé, et peu de temps pour me connecter! 

Il y a des lieux magiques. Des lieux. Des villes également.

Paris la ville des lumières, la plus belle ville au monde selon bien des avis, offre toujours un panel de surprises. Qui pourra-t-on rencontrer à tel coin de rue ? dans tel bar ? Quelle personnalité –dans tous les sens du terme– va se dévoiler à nous ?

Nul ne le sait. Paris est donc la ville de tous les possibles. Peut-être plus encore pour un provincial, campagnard de surcroît.

Arrivé on ne sait comment en Capitale, il se peut que le hasard nous fasse nous retrouver dans l’une des plus grandes et prestigieuses salle de concerts de France, à admirer le show de l’un des groupes les plus convoités : les Rita Mitsouko.

 

Assis certainement à la meilleure place qui soit -au centre de l’Olympia-, derrière les ingé-sons au balcon, le spectacle démarre.

Etrangement, au début. Une première partie indigne du groupe que l’on est venu voir s’éclater : du bruit, une langue à fortiori germanique, quelques bribes d’Anglais mal articulé pour tenter de recueillir quelques applaudissements bien maigrichons, du bruit. Du bruit, un chanteur qui confond son percussionniste et son public. Du Bruit. Du bruit encore, un pianiste complètement allumé. A quoi avait-il tourné ? certainement pas à l’amour et l’eau fraîche. Du bruit. Toujours du bruit.

 

Un entracte. Long. Mais les Rita peuvent se faire attendre. Ils peuvent se le permettre et ne s’en gênent guère. Et ils ont manifestement raison.

 

Plus d’une demie-heure après le ‘bruit’ de la première partie innommable à attendre patiemment en regardant un chauffeur de salle squelettique tout faire pour mettre le feu, l’entendre se faire huer et siffler, ils arrivent. Et ça se fait entendre. Un vacarme d’applaudissements, de cris hystériques, de bras levés, de pieds qui tapent par terre. Impressionnant. C’est le juste mot. Invraisemblable aurait pu coller également.

 

Les Rita sont là. Enfin non. Les « Rita light, comme le coca » comme le souligne avec émotion, intimiste et sans micro, Catherine Ringer, la chanteuse, l’égérie de ce groupe déjanté. Car oui, light. Fred, son bassiste de mari et co-fondateur du groupe « est retenu car son état de santé ne lui permet pas de se produire ce soir, sur scène, devant vous ». Un fan s’écrit « Appelle un docteur ». S’il avait su… Peut-être savait-il, d’ailleurs ? Peut-être pas.

Fred serait sur son lit de mort. Fred, l’autre âme du groupe va s’éteindre. Cela, Catherine ne le mentionne pas. A demi-mots, elle assure, avec humour car il le faut, que « quoiqu’il se passe, on continuera. Jusqu’à avoir du Rita zéro. Toujours comme le Coca. Sans Fred. Sans Catherine ». Ainsi va la vie.

 

Le show se passe avec l’énergie qu’on peut lui imaginer. Plus d’une heure-et-demie à chanter, hurler, gesticuler. Une heure-et-demie de folie Ritamitsoukienne toutefois entrecoupée, quelquefois de moments plus doux. La chanson « Même si » issue de leur nouvel album est tendre. Elle révèle une Catherine douce. Naturelle ? peut-être pas. En tout cas, beaucoup plus en rapport avec son état d’esprit du moment. Cela parait évident.

Le rythme est soutenu. Des bouteilles d’eau furent vidées sous les projecteurs de l’Olympia. Imaginons la chaleur sur scène. Le bassiste, le percu, le guitariste et le clavier ont donné tout ce qu’ils avaient. Rien n’était chiqué. Tout était vrai. Joué. Non pas sur-joué. Voila qui aurait certainement fait plaisir à certains ‘professeurs’ Staracadémiciens. 

La chaleur est également suffocante pour le public qui souvent sort prendre l’air. Le ballet est incessant. Mais indispensable également.

Puis vient le rappel… Avant cela et ne l’oublions pas, un tonnerre d’applaudissements. Un véritable tonnerre à en faire pâlir un ciel électrisé du mois d’août. Ceux-là durent une bonne dizaine de minutes, puis les revoilà sur scène tous les 5. Repartis pour leurs trois plus grands tubes. Marcia baila, Andy et (????????). Il va sans dire que la foule est en délire. Les paroles sont connues de toutes et tous. Les bras s’agitent, les gens dansent, debout, assis. Le cœur du concert est là. Finalement, il se déroule dans ces dix dernières minutes. La folie des Rita se manifeste ici… sans Fred. Fred vers qui de nombreuses pensées sont allées.

Applaudissements, encore et toujours…

Puis AfterShow dans les coulisses de la salle, derrière la scène mythique. Catherine est là, visiblement exténuée, fatiguée. Perdue aussi. Il est évident qu’il lui manque quelqu’un. Son pilier. Les ‘bonjour’ sont vagues, tout comme son regard.

Lundi 12 novembre 2007

 

Elle prend ses airs des mauvais jours, la France. L’hiver approche. La grogne monte.

Les policiers, les gardiens de prison, les gendarmes, la SCNF, les pêcheurs, la RATP, les journalistes, les agents EDF/GDF, les étudiants, les routiers peut-être… C’est une liste. Une liste de grévistes. 
 

Elle gronde, la France.

 

Tout est là. Tous les ingrédients sont rassemblés pour que la marmite explose. Explosera-t-elle vraiment ? Telle est la question du moment.

L’inconnue, quant à elle, c’est bien la réponse. Que va-t-il se passer ?

Y aura-t-il une décision ? Un mot ? Une réforme qui permettrait de calmer cette grogne ?

A coup sûr, oui, il y en aurait bien une, de décision. Mais ne rêvons pas trop : il ne démissionnera pas. En tout cas, pas avant d’avoir tout cassé.

La source du problème est donc bien là. Nicolas Sarkozy. Lui. Encore et toujours lui. On n’entend parler plus que de lui, à toutes les sauces. ‘suffirait plus que Cyril Lignac nous sorte la recette du lièvre à la sauce Sarko pour qu’on en fasse une indigestion.

Mais il semble perdre pied, le nabot. Il a beau déclarer son amour à Bush (Cécilia n’étant plus là !, on se rattrape sur ce qui nous reste), aller personnellement chercher six pèlerins au Tchad… rien n’y fait ! Les gens en ont marre.

 

Elle gronde, la France.

 

Le nabot perd pied, donc. La preuve ? Des images coupées au montage. Il s’énerve, ne répond plus calmement. Il bégaye, essaye de se reprendre. Et ça donne de bonnes images qui ont rapidement fait le tour du web. 

Mais, car il y a toujours un mais. La mise en scène, les cadrages, l'ambiance.... On se croirait presque deux ans en arrière, lorsqu’il promettait à une femme de la débarrasser de la racaille de son quartier, à coup de Kärcher. Le cadrage officiel, celui montrant le président se défendant (avant qu’il ne se mette à bafouiller en public !), était le même que pour l’épisode des banlieues. Regard tourné vers le haut de l’écran à droite, index pointé dans la même direction. Vous pouvez vérifier par vous-mêmes. Les images concordent. La mise en scène également.

Sauf que cette fois, notre président de la République doit se défendre. Il se fait attaquer, insulter. Les pêcheurs Bretons ne digèrent pas ses actes. Ne digèrent pas plus l’augmentation officielle de 140% du salaire présidentiel. Officielle, oui, car finalement, son traitement est réévalué à 206% de sa valeur initiale. Multiplié par 3.

 

Mais tout cela, nous en reparlerons une prochaine fois

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