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ZOOMEURS 

 DEPUIS

LE 2AVRIL 2007

Lundi 15 octobre 2007

Or donc, essayons-nous à une critique objective et sans spoil (ndc : et non pas sans poils ! J). Ce serait dommage de révéler la fin.

Ce livre peut donc se lire sans que l’on ait lu les autres. Il est plus ou moins la fin du Cycle Thanatonautes - Empire des Anges - Nous les Dieux - Le Souffle des Dieux - Le Mystère des Dieux...

 

On y retrouve vite fait quelques personnages clés, mais l'action est centrée sur Michael Pinson, le personnage principal, et quelques autres plus ou moins nouveaux... (En fait c'est un peu comme si le Seigneur des Anneaux finissait avec seulement Frodon, Frodon, Frodon, et personne d'autre...)

 

L'intérêt est de laisser aux nouveaux le droit de lire celui-là sans acheter tous les autres... C'est d'ailleurs bien dit clairement sur le site de l'auteur : ce qu'il markete bieeeen...

 

Parlons d'abord des points forts de ce livre.

 

Il suit une histoire génialissime que fut celle des Thanatonautes et nous renvoie même, un tout petit peu, au plaisir que nous avons eu avec les explorations de l'au delà...

 

Il se lit encore une fois très vite... Moins qu'avant, car certains passages sont extrêmement pesants, mais pour le lecteur qui n'a jamais lu un Werber, Le Mystère des Dieux peut être un bon compagnon dans le métro ou sur la plage, en cela qu'il se lit tout seul, avec un suspense bien distillé... On est loin de la puissance des premiers, mais celui-là reste "avalable", pour peu qu'on ne s'intéresse qu'à la "magie" de l'histoire et qu'on zappe la philosophie à deux balles.


La vraie bonne idée de Werber est là : une sorte de fourre-tout.

Il fourmille encore de quelques excellentes idées. Elles se font un peu rares, mais sont tout de même essentielles à captiver le lecteur pour une trentaine de pages de plus.

 

Les passages de l'ESRA (ndc : Werber utilise l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu pour distiller sa philosophie dans la plupart de ses livres) sont réchauffés mais bien choisis. Certains sont mêmes passionnants. Plus que le livre lui même en vérité.

La vraie bonne idée de Werber est là, encore et toujours : une sorte de livre fourre-tout, où chacun peut piocher ce qu'il veut... L'esprit un peu cartésien y trouve une flopée d'énormités (comme la ‘noosphère’, pardon, mais ça passe toujours aussi mal...), mais il y a d'excellents passages.

 

‘Un gros bravo encore à l'ESRA Online’ d'ailleurs, qui fait un super travail pour un site super agréable... Le souci c'est que personne ne touchera de royalties pour ce que Werber vous taxe chaque jour :) Pas grave, mes articles à moi ne sont pas repris :D:D En revanche le Monsieur de la page 404 peut demander au moins une invitation au Mac Do

 

Passons maintenant aux points faibles.

 

Le fin tant attendue est si… attendue ! Je me rappelle de tous les sujets sur les forums Werbériens, tentant de découvrir la fin du Cycle, et la réponse finale... Je crois que la réponse qui est tombée le plus souvent est belle et bien celle qui tombe à la fin du bouquin... Et Werber qui annonçait une énorme surprise...

 

Remarquez c'est une surprise au second degré "SURPRIIIIISE Vous saviez déjà tous la fin, sauf les tordus qui ont cherché un truc un peu compliqué ou second degré..."

 

Tout ça pour ça ! Pardon, j'avais déjà eu cette fin dans un autre livre, bien plus philosophique, bien plus instructif, et bien plus grisant. Mais l'histoire là-bas était moins prenante, j'avoue... Un petit remerciement à l'auteur du livre copié ne ferait pas de mal ?

 

Les fermetures de portes sont mal gérées. Si je le remarque en tant que lecteur à courte mémoire, c'est gênant ! Le déicide est torché en une page, histoire de s'en débarrasser. Le livre n'est officiellement plus un polar... Et puis les personnages qui disparaissent sans autre forme de procès... Bref, pas facile de s'y retrouver ou de vouloir connaître la fin dans ces conditions, quand la première déception apparaît après 20 pages...


Werber n'a sûrement pas lu les 'topics' d'erreurs et d'incohérence...
 

Le livre-univers à la Frank Herbert ou Tolkien !!!  Reviens sur Terre Bernard, un livre-univers ne se contente pas de copier un livre d'histoire en rajoutant deux ou trois détails... L'univers de Herbert dressait tout un nouveau système économique, politique, judiciaire, avec de nouveaux étalons, de nouvelles normes et valeurs, ect... Celui de Tolkien ajoutait même à tout cela une langue qui peut être apprise aujourd'hui... Celui de Werber reprend et condense les écrits d'Homère, de Gaarder, et des Historiens (au hasard, Milza et Berstein)... Whaouh ! quel univers ! Les mêmes Dieux, et encore, juste un fragment d'entre eux, les mêmes peuples, les mêmes faits, les mêmes langues, les mêmes produits, les mêmes espaces, etc.

 

De nombreuses incohérences. Les histoires de Kiwi au Danemark qui marchent sur une Terre ou il n'y a pas de Danemark c'est balèze. Les liens entre Les Thanas, l'EDA, et le Cycle des Dieux sont aussi super mal faits... Les topics d'erreurs et d'incohérence sur les forums n'ont sûrement pas été lus par Werber entre deux sorties !

 

La plus grosse incohérence de tous : le mec qui se les tape toutes. Et attention, on parle d'un guignol qui n'a pas confiance en lui et qui est du genre con-con, allant jusqu'a se faire expliquer sa propre façon de penser ! Dans la vraie vie les nanas ne sortent pas avec des guignols... En fait le livre pèse beaucoup par le coté phantasmatique des écrits. C’était déjà lourd de le lire dans le SDD, le Papillon des Etoiles ou les Humains, mais ça devient insupportable dans le Mystère... Je me les tape toutes, elles me désirent toutes, je les aime toutes, et je fais l'amour encore et toujours. Y'a que chez Werber ou la bombasse adorable tombe amoureuse du vieux chauve misanthrope avec son haleine de poney !

Pouaaah, merci, mais non merci ! Fais avancer ton histoire ou donne des détails porno si tu veux vendre, mais arrête les "nous mélangeons nos fluides, bla bla bla". Et puis merci pour le perso principal connard à souhait. Un minimum de connaissance sur le sentiment amoureux suffirait à éviter d'écrire "je les aime toutes" et "je couche avec toutes". Dans ce cas les trois t'attirent et tu couches avec, mais pitié, ne parle pas d'amour sans avoir idée de ce que c'est.

 

Et le pire de tout : LA Philosophie. On nous vend de la Philosophie-Fiction, on veut nous donner à réfléchir ! C'est gagné, je réfléchis beaucoup sur la médiocrité du point de vue de Werber : les humains sont bêtes et sauvages, ils ne font que reproduire les mêmes erreurs, bla bla bla... Et puis ces phrases qui ressortent encore et toujours "Ils essaient de réduire leur malheur au lieu de construire leur bonheur..." ou alors "Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison..."

 

Pfiou, pour un bonhomme qui se dit antireligieux c'est rude ! Si la religion est un "prêt-à-penser", que sont ces phrases toutes faites ? Et Werber les a-t-il seulement comprises ? Je ne crois pas.

 

Et puis il est vrai que les mythes et légendes, comme les références kabbalistiques ou ésotériques n'ont pas à être comprises pour être vendues...

 

Le souci c'est que le truc de Werber, c'est de changer de point de vue ! Ben là, il en abuse... "Tiens, mêmes mes premiers fans me disent que je fais de la merde... Ils avaient raison et maintenant ils ont tort... Où sont ceux qui m'aiment ? Ahhh, partout...". Son nouveau leitmotiv : "Mes lecteurs sont stupides et ne comprennent rien..."

 
Il lui manque une notion essentielle. L'Amour.

Et toutes les tentatives pour faire plus simple nous amènent malheureusement à voir qu'on a compris : Werber ne connaît pas l'humain. Il l'observe à travers le JT de Pernault et les émissions choc... Jamais il ne comprendra son potentiel, jamais il ne comprendra pourquoi il n'est pas un animal ordinaire, jamais il ne le considérera à sa juste valeur... Il lui manque pour cela une notion centrale. L'Amour.

Aussi longtemps que Werber ne saura pas ce qu'est l'amour envers son espèce ou envers son prochain, il nous pondra une philosophie à deux balles. Il ne la comprend même pas d'ailleurs... Copiée ça et là, sa pensée ne découle plus d'un effort de réflexion mais bel et bien d'un effort de mémorisation de ce qu'on lui a raconté ça et là.

 

C'est fini, Werber est au bout de son cheminement intellectuel, et tant pis pour ceux qui continuent d'avancer... Marrant que cela se passe de la même manière que les gros fumeurs de Cannabis qui se complaisent lentement mais sûrement dans une médiocrité intellectuelle de plus en plus grande, la ou ils sont persuadés justement de philosopher de plus en plus intensément.

 

En résumé, un bon livre de plage pour tous ceux qui n'ont aucune connaissance de l'arrière plan "Werber"... Lisez l'histoire et passez un bon moment, et surtout, jurez moi de ne pas vous attarder sur la pseudo philosophie qu'il a emprunté ça et la sans la comprendre.

 

Autre chose : le livre coûte 22 € 90. Attendez-le en poche, et même 8€ seront déjà un peu trop.

(PS : si quelqu'un veut mettre en ligne la photo, je sais pas comment vous faîtes pour y arriver! Moi, j'su pas au point là-dessus!)
 

BW.jpg ---->>>> 22€ 90 chez votre marchand d'journaux !
Dimanche 21 octobre 2007

 

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Inutile de vous présenter ce jeune Chinois qui refusent de quitter la trajectoire des tanks de la République populaire. C'était en 1989 à Pékin.

Beaucoup d'autres photos ont marqué l'Histoire, et je n'aurais sûrement pas la place de toutes les mettre ici.
Que ce soient des photos de guerres, d'enfants affamés, de manifestations, d'explorateurs de la Terre et de l'espace, de pins up... elles ont été marquantes lors de leurs publications, et font partie de notre mémoire collective.
Quels impacts ont-elles? Une prise de conscience, un espoir, un sentiment patriotique, une révolte...
à plus ou moins long terme.

Dans le film d'Eastwood A la mémoire de nos pères -tiré d'une histoire vraie- les Américains sont pris d'engouement pour une photo qui apparait en première page des journaux, et qui leur apporte un élan d'espoir. Sur cette photo on peut voir 5 soldats brandir le drapeau américain après une bataille.

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Plus récemment, un photojournaliste s'est interessé à la révolte des moines contre la Junte Birmane à Rangoon le 26 septembre :

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"Une rangée de militaires casqués, armés, cachés derrière des boucliers, font bloc face à la silhouette du premier plan : un homme seul, en sandales, drapé dans sa tunique flottant au vent, fragile et désarmé.
Le photographe, comme l'occident, a choisi son camp. Il n'est pas placé derrière les policiers ni sur le coté : mais bien aux côtés du moine Bouddhiste. La photo, en redondance, accentue l'injustice de la situation birmane."




Une dernière photo pour la route et pour dire avec ma blondeur que j'assume que la guerre bouh c'est pas bien ;-)

 

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Une militante lors de la guerre du vietnam qui offre une fleur aux soldats ricains.

...


Un site avec "52 photos qui ont marqué l'Histoire" WARNING âmes sensibles s'abstenir :
http://lukeprog.com/52-influential-photographs
(Veuillez nous excuser les problèmes de mise en page... Lucy et Flo)

Dimanche 23 décembre 2007

Lisez cet article, puis les commentaires
Ceci égaiera peut-être ce dimanche merdique… Peut-être ! 

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Pour information, il faudrait apprendre à relativiser, cher rédacteur de l’Obs. « (…) on indique que le président arrivera le 25 décembre "avec une accompagnatrice", c'est-à-dire l'ex-top model, Carla Bruni ».

Ne vous a-t-on pas appris l’emploi du conditionnel, là où vous avez été formé ? Et ce, même si vos «sources [sont] concordantes » ?

Mercredi 16 janvier 2008

Je suppose, peut-être à tord, que, comme beaucoup de Français, vous êtes vous aussi abonné à la newsletter de l’Internaute. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce rouleau compresseur du média web, n’hésitez pas à cliquer ici. Pour la petite histoire, j’ai failli faire un stage chez eux, pour le service politique. La madame des RH m’avait rappelé, mais je pouvais plus avoir de convention de stage.

 

Bon, donc aujourd’hui, grâce à ce merveilleux outil qu’est la newsletter, j’ai reçu les meilleures audiences TV de l’année 2007 ; les cent premières. Autant vous dire qu’en regardant les résultats, j’ai été … surpris. Limite choqué !

Car oui, regardez-vous même, TF1 a fait 100% des meilleurs audiences sur l’année 2007.

TF1 est donc l’autre rouleau-compresseur. Rouleau compresseur du monde média télé, cette fois.

 

En regardant de plus prêt ce tableau de statistiques Médiametrie, on remarque, sans trop de surprise finalement, que la coupe du monde de Rugby remporte les cinq meilleurs scores de l’année. En moyenne, nous étions 15 314 000 téléspectateurs devant nos postes, à vivre pleinement les divers matches. Je n’ose imaginer les scores si la France avait atteint la finale.

Globalement, cette année 2007 aura surtout été sportive, politique bien entendu, et… axées autour des séries américaines. Le phénomène Les Experts fait toujours recette. J’ai compté, peut-être me suis-je trompé, 48 présences de cette série dans le classement.

Une question : pourquoi les gens sont accrocs à ce genre de débilité ?

La réponse, je ne l’ai pas.

 

Je veux bien que le concept changeait un peu, au début. Des policiers qui n’étaient plus sur le terrain à l’ancienne. Ils se la jouaient beau gosse intello dans leur blouse de scientifiques, visages éclairés à la lueur des néons de leur labo… Ils pouvaient se le permettre au début ! Mais bon, là ça va, non ? Passé un temps, on avait des Experts chaque soir de la semaine, sans compter les extras dans la journée. Et les gens ne se lassent pas. Ils en redemandent même ! J’arrive pas trop à comprendre ce qu’il peut y avoir d’intéressant dans ce genre de programme. Est-ce pas voyeurisme qu’ils regardent ça ? Sadisme ? Immoralité ? En fait, je comprends vraiment pas.

Je mentirais si je vous disais ne jamais avoir regarder un épisode. Ca m’est arrivé, oui ! Mais pfiou ! ça va bien 5 minutes. Quand on a compris le concept, que c’est la femme de l’amant du mari de la poissonnière qui a tué le gigolo car il couchait avec son mari en utilisant le manche de son couteau de cuisine retrouvé dans des marécages grâce à la traçabilité par satellite, b’en on arrête de se détruire le cerveau et on branche France 5, non ?

 

Enfin, tout cela pour dire que TF1 a obtenu pour l’année 2007 100% des meilleurs scores. Et que ça me troue le cul !
Je vais essayer de creuser tout ça un peu plus... C'est un sujet qui m'intéresse.

Samedi 26 janvier 2008

Je n’aurai qu’un seul regret : qu’ils ne l’aient pas signé de leur plume. Celle des grands jours.

Quand on décide d’enfoncer des portes, plus ou moins ouvertes il est vrai, autant le faire sans couverture aucune. Certes, leur geste est méritoire, mais où se trouve le courage dans leur acte de ‘rébellion’ ?

 

Je l’ai donc acheté, lu dans la foulée. Une nuit plus tard : peu de regrets à avoir.

Oh ! certes, il y en aurait bien quelques uns, dont celui que j’ai déjà mentionné : quel manque de courage. Je le dis haut et fort – du moins aussi fort que je puisse me le permettre. Je parle en connaissance de cause : moi Flo, révolutionnaire né, éternel insatisfait, épris de liberté, passionné… ne peut que décrier cet acte de quasi-lâcheté. Pourquoi n’ont-ils pas signé « Madame, Monsieur, Bonsoir… » de leurs noms ? Lorsqu’on essaie de faire tomber un monstre, autant le faire et le dire droit dans les yeux. Au pire, comme ils le répètent à de maintes reprises,  « on ne vire que rarement à TF1 ». Et puis quand bien même ils se seraient fait foutre à la porte, sans indemnités ou quoique ce soit, n’auraient-ils pas retrouvé un travail tout de suite ? Dans le milieu, de toute manière, seules les fortes têtes peuvent espérer s’en sortir. Avoir un CV estampillé TF1, quoiqu’on en dise, ce n’est quand même pas rien ! Même si le groupe n’est pas des plus appréciés. Ceux qui osent foutre un coup de pied dans la tour d’argent seront forcément les bienvenus dans de nombreuses rédactions.

De quoi ont-ils eu peur, alors ?

Il serait bon de se demander si ce ne serait pas une sorte de coup de pub de la chaîne ! Oui, je sais. Mes idées farfelues et moi… Mais après tout, nous qui ne vivons pas à l’ombre de la tour, ne savons pas grand-chose de ce qui s’y dit ! On n’entend sur cette affaire que ce que nous voulons bien nous laisser percevoir. TF1 n’est-elle pas maîtresse ès-censure ? Maîtresse ès-contrôle des infos ? Peut-être ce livre vient-il directement de « Bob » (autrement nommé Robert Namias, directeur de l’information) ? Bob sur qui se finit – presque – le livre ! En gros, la question finale est ‘combien de temps, encore, les journalistes frustrés et mécontents vont-ils encore vivre ‘tranquillement’ sous la houlette de Bob ?’ ‘Bob est-il le grand méchant-loup dépeint dans cette toile épistolaire ?’ Ne serait-ce pas, après tout, une sorte de lettre d’adieu ? Une sorte de ‘vous m’avez conspué en privé ! Moi qui sais tout, sur tout et tous, je vais vous faire voir que, finalement, il me reste encore quelques cartes à jouer avant de me retrouver au placard ?

On peut tout imaginer.

Même un coup d’éclat de Jean-Pierre, la star du 13 heures sur qui presque rien de négatif n’est asséné ? Claire y reçoit tellement de compliment qu’il est impossible qu’elle en soit l’auteure, à moins d’un égo surdimensionné ! Quant à PPD, cela serait ultra surprenant qu’il en soit l’instigateur tellement il passe pour le grand méchant loup. Quelques morceaux choisis : page 23, le soir du résultat du second tour de l’élection présidentielle : « 20 heures. A peine le résultat connu, Ségolène Royal donne une leçon de communication. […] elle apparaît rayonnante au balcon de parti socialiste, prenant en otage toutes les caméras de télévision : « Tous ensemble… tous ensemble ! » PPDA ne cache pas son agacement : « Elle va bientôt s’arrêter !? » […] Pour un peu, elle gâcherait la fête. » ; page 25 « 11 heures, 11 heures 15, 30, 45, toute une rédaction, cinq cents personnes, journalistes, techniciens, administratifs attendent d’être fixés sur le 20 heures. […] 11 heures 50 : il n’est toujours pas là… […] Il arrive enfin, nonchalant comme d’habitude ; son retard n’est jamais excusé, encore moins justifié ; un bonjour général est déjà signe de bonne humeur, un sourire, c’est le bonheur […]. « Allez-y. » Poivre donne le signal… » ; page 27, en conf’ de rédaction : « Une jeune journaliste interrompit un jour le rituel, son sujet méritait plus qu’un off (quelques images commentés par le présentateur, environ vingt secondes) : […] « Considère qu’un off dans mon journal est déjà un immense privilège. » […] « On ne pense pas ici, on fabrique un journal » » ; page 61 « Irascible. Chacun dans la rédaction s’attache à prévenir ses colères ; on les craint. Destructrices, blessantes. Une petite contrariété technique sur le 20 heures, qu’il aurait à peine remarqué la veille, peut le faire sortir de ses gonds à la fin du journal. ». Je m’arrêterai là. Le livre en est truffé. Toutes les cinq pages, une petite flèche empoisonnée vient le détruire, chaque fois un peu plus. Impossible, selon moi, qu’il en soit l’auteur.

Claire, elle, passe pour la gentille : « Vous ne la dérangez jamais. », «  Si elle vous croise dans les couloirs, sans s’attarder elle vous sourit », « Claire. Il n’y en a qu’une, on ne l’appelle jamais que par son prénom. D’humeur égale, détestant le conflit. Les week-ends à TF1 se déroulent paisiblement, peu de passion et beaucoup d’harmonie. », « Pleine d’indulgence, toujours satisfaite du travail de ceux qui l’entourent. » Claire ne peut être l’auteure. Impossible, inimaginable. A moins que cela ne soit rien d’autre qu’une formidable machination machiavélique de celle « qui a quelque chose de Marie-Antoinette chez elle. »

La seule des stars pouvant prétendre au titre de rédacteur serait donc Jean-Pierre. Deux passages le mentionnent. Le plus déplaisant se résume à une cinquantaine de lignes plutôt bien tournées, flatteuses malgré les quelques méchanceté proférées. Comme à la page 29 : « Avec Jean Pierre, c’est différent. Son côté beauf de droite décomplexé le rend presque sympathique. Lui ne cultive pas le mystère, ne joue pas les poètes maudits ; il est comme ses conférences de rédaction, animées, potaches et sans surprises, les blagues lourdingues sont les bienvenues. S’il s’est mal réveillé, s’il commence à râler sur tout et sur rien, ce n’est pas très grave, il n’impressionne personne. Et il se calmera rapidement pour enchaîner sur les débats autour de ses sujets de prédilection, qu’il conclut toujours avec la même passion : « Les fonctionnaires sont payés à rien foutre, les flics sur la route sont des racketteurs […], les agriculteurs ne sont jamais contents, les hommes politiques, loin des vrais gens. » Il peut être rigolo quand vous en rajoutez dans la provoc, ambiance café du commerce pour commencer la journée. » Rien de bien méchant. Juste quelques phrases légèrement assassines. Juste ce qu’il faut. Rien de plus.

Après tout, qui peut nous fournir la preuve formelle que le livre ait réellement été écrit par « dix mains, tous journalistes, tous dans la place » ? Qui peut également nous prétendre que l’une des stars n’ait pas eu l’envie de participer à ce projet ? Après tout, tous journalistes qu’ils soient, faisant la pluie comme le beau temps sur le pays, n’ont-ils pas droit de taper sur la marmite pour qu’elle implose ? N’ont-ils pas, eux-aussi, un brin de conscience journalistique ?

Pourquoi faisons-nous ce métier – du moins essayons-nous de le faire ?

Je l’avoue, moi c’était pour la liberté de parole, de pensée. La liberté. La liberté telle que l’ont s’en fait l’idée lorsqu’on débute. Puis on essaye de pousser de portes qui se ferment toutes car pas assez d’expérience. Qui pourrait s’ouvrir si l’on avait un peu moins peur de travailler couché… Accroupi quelquefois.

TF1 ne semble pas très respectueuse de ces principes libertaires. Comme bien des rédactions finalement. Monde de requins, dans lequel le physique fait tout. Une belle gueule, bien faite, mais pas forcément bien pleine et l’on peut facilement se retrouver dans les petits papiers d’un Bob qui ne pense qu’à changer la décoration de son bureau vide. Pour un directeur de l’information, cela semble étrange.

Dans un autre registre, certains vont jusqu’à prétendre que TF1 serait sur le déclin. Baisse des contrats publicitaires. Fort est de constater que, faisant suite à la sortie du livre, ou le devançant j’en sais trop rien, le président de la République ait pris la décision de supprimer la publicité sur les chaînes du secteur public.  Oh ! certes le déficit n’est pas encore là. Mais le déclin est ici. Il arrive.

 

Mon avis sur le livre ? Il ne m’a, certes, rien appris. J’ai, certes, été légèrement déçu de ne pas savoir qui a réellement écrit ce « Madame, Monsieur, Bonsoir… ». Mais je le trouve plaisant à lire. Il est également plaisant de voir se confirmer tout ce que l’on sait, tout ce que les bruits laissent entendre.

Le monde des journalistes est un monde de requins. Il ne laisse généralement que peu de place aux sentiments.

Je vous retrouverai très vite pour une prochaine édition à la même adresse. Madame, Monsieur, Bonsoir !

Mercredi 6 février 2008

Un article complet arrivera d’ici à quelques jours, le temps de peaufiner les recherches que je suis en train de faire, le temps de définir un angle bien précis pour ne pas tomber dans l’Histoire pure et dure – et qui pour le coup n’apporterait pas grand-chose –.

 

Le film est passé hier, mercredi 7 février 2008 sur France 2. Il s’agit de sa seconde diffusion, ce qui est, d’après ce que je me souviens, un fait plutôt rare dans l’histoire de la fiction sur la télévision nationale.

 

Selon moi, Un amour à taire est l’une des meilleures fictions Française.

 

« Jean et Philippe s’aiment. En 1942, à Paris, c’est un crime. Il y a des évènements que l’Histoire a préféré oublier… »

 

Mercredi 20 février 2008

Amis scribouillards, réjouissons-nous : Madame Christine Ockrent va très prochainement faire son entrée au gouvernement en tant que ministre de l’audiovisuel extérieur. Rappelons, si besoin est, que la journaliste de France 3 est l’épouse du socialiste et actuel ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

Bon, alors pour faire un peu plus parlant, à quoi correspondrait ce nouveau portefeuille ?

Souvenez-vous, l’an dernier, la nouvelle chaîne d’informations continues façon CNN mais made in France cette fois-ci est lancée sur les ondes hertziennes. France 24 arrivait tel un boulet de canon dans le PAF. Enfin, ça, c’est qu’ils croyaient tous, et notamment notre regretté Chichi à l’origine du projet.

Le rôle de la journaliste politique là-dedans ? Elle deviendra, ni plus ni moins, la directrice générale du groupe France Monde, donc directement de la chaîne.

 

Ah ! les médias et leur belle indépendance à toute épreuve.

 

Le cas Ockrent fait grand débat en ce moment. Normal… Béatrice Schoenberg, l’épouse du ministre du développement durable Jean-Louis Borloo et présentatrice du 20Heures de France 2 , avait été en pleine campagne présidentielle l’an dernier, mise sur la touche « au nom de l’objectivité journalistique». Nous pouvons également citer le cas de Marie Drucker, présentatrice du Soir 3 de France 3 et compagne de François Barouin qui a joué un rôle mais je sais plus lequel. La nièce de Michel a elle aussi été remerciée pour les mêmes raisons. On s’en souvient tous (ou du moins ceux qui s’intéressent à ça J).

A l’époque, j’avais trouvé ça on ne peut plus normal. Je le trouve toujours normal. Bien que ces deux grandes professionnelles devaient savoir faire la part des choses entre vie privée et professionnelle, je trouvais que c’était un gage de sérieux des chaînes publiques. Jouer sur la transparence, ça rassure.

Bon, après on sait comment sont faits les JT et même si ni l’une ni l’autre n’en étaient les rédac chefs, elles avaient le dernier mot sur ce qui allait être diffusé.

 

Bien… mais pourquoi Christine se retrouve-t-elle à la tête d’un organe qui sera, à terme, forcément un organe de propagande ?

L’autre Christine, Albanel cette fois-ci, ministre de la Culture et de la Communication, a avoué qu’«on n’est pas la compagne de, l’épouse de, on est quelqu’un, une femme, une personnalité». De plus, selon la ministre, «Christine Ockrent est une très grande professionnelle ».

Cela fera grand plaisir à certaines…

 

De là à dire que le pouvoir n’entretient plus les mêmes relations avec les médias depuis l’élection… il n’y a qu’un pas !

 

 

Samedi 8 mars 2008

Une archive qui vaudra un jour des millions. Je viens de retrouver mon premier papier. Premier papier, première diffusion. Ca fait bizarre. Ca fait deux ans, à peu de choses près. Je vous laisse donc lire (non pas que ce soit très intéressant mais bon, j'avais envie de mettre ça ici... et jme paye le luxe de le mettre dans la catégorie "Médias" parce que j'le veux super bien et que j'étais un graaaand journaliste!!!).

 

« Neuvième année consécutive de théâtre à Lan…, relayé par l’association « Lan… Loisirs Culture ».

Depuis 1997 et les deux contes de Felix Leclerc, la troupe a évolué. Au départ composée d’adultes et d’adolescents, « la Troupe du P’tit Bonheur » est désormais uniquement composée de jeunes, âgés de 8 à 20 ans.

La représentation qu’ils nous ont présentée (sic !!!) ce samedi 25 février en la salle des fêtes de Lan…, devant un public d’une centaine de personnes, était riche en humour et en futurs talents.

 

La mise en scène a évolué, elle aussi, au fil des années. Depuis maintenant 7 ans, une intervenant du nom de Marie-Cécile Dumanoir partage sa passion avec ces quelques graines de star.

 

Après Le Magicien d’Oz, interprété par les plus jeunes, les adolescents ont pris le relai pour présenter Les Histoires pressées de Bernard Friot, pour finir sur une petite saynète intitulée La Perruque, de Jean-Michel Ribbes. Fous rires et salves d’applaudissements furent au rendez-vous pour les jeunes et un peu moins jeunes.

 

La représentation terminée, il ne fallait pas trop tarder à se coucher pour réitérer cette performance le lendemain. »

 

Et en fait, c'est le drame. C’était super lourd et un peu mal écrit quand même ! J’su pas trop fan.

Mais bon, c’est de la locale quoi ! C’était un p’tit niveau (pour un journal de merde qui plus est !). Pis vu que j'ai pas été payé, que je savais pas écrire encore... enfin voila!

Un conseil aux journalistes en herbe : N'hésitez pas à pousser les portes de vos rédactions locales. C'est bien là la meilleure école. Le terrain, y'a rien de mieux. Par contre, ne compter pas être payé...

Mardi 10 juin 2008

C’est un véritable buzz. PPDA, le King of the TF1, serait mis sur le banc de touche dès la rentrée prochaine. Finies les apparitions quotidiennes à la grand’ messe du 20 heures. 20 années qu'il officiait à la présentation de cette édition, la plus suivie d'Europe.
C’est bien beau, mais bon, TF1 ne laisserait pas ce créneau à n’importe qui. Laurence Ferrari, la blonde ex-présentatrice du 7 à 8 de la grande chaîne serait la mieux placée pour remplacer notre vieux PPD.

De nombreux journaux crient au loup. L’Elysée -en la personne de Sarkozy?- aurait réclamé de dépoussiéré un peu la première chaîne d’Europe. Vous me direz « Mais TF1 n’est pas une chaîne nationale. Il n’a donc rien à dire sur la chose ». Oui, mais vous n’êtes pas sans savoir que, depuis l’arrivée de Paolini l’été dernier, TF1 s’est encore plus rapprochée de notre président bien-aimé. Qui plus est, depuis la sortie de Madame, monsieur, bonsoir en janvier dernier, rien ne va plus dans les couloirs de la chaîne!

Bon, jusque là, je ne vous apprends rien.

 

Moi, je me suis souvenu d’un truc. Rappelez-vous. En octobre dernier, Cécilia et Nicolas divorcent. Une fois le divorce prononcé, on prête au président une relation avec… Laurence Ferrari ! Avouez que tout cela est bien étrange !

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